Sans (fausse) modestie

Bienvenue sur Gobeillades, la version de plus de 140 caractères. Comme vous le voyez, je me lâche « lousse » (ce billet fait presque 3 000 caractères)

Comme beaucoup de lecteurs qui me suivent sur Twitter le savent, je fus conseiller au cabinet de Pauline Marois, d’abord dans l’opposition et ensuite au bureau de la première ministre, du 1er aout 2011 au 2 août 2013. J’ai quitté mes fonctions de conseiller au Bureau de la première ministre avec le sentiment du devoir accompli. Il faut dire que lorsque j’ai rejoint celle que j’ai parfois appelée « Ma Dame», le Parti Québécois avait sombré dans une des pires crises de son histoire. Je suis donc monté à bord en pleine tempête politique.

Ce fut éprouvant, sans aucun doute, mais tellement exaltant de compter parmi les acteurs d’une des plus étonnantes reconquêtes politiques des dernières années. J’aurai été le témoin privilégié de la résistance prodigieuse de cette femme.  Alors que la plupart des analystes la croyaient à l’article de sa mort politique, elle aura résisté à tous les assauts pour devenir première ministre du Québec. Sa force demeure pour moi une source d’inspiration intarissable, encore aujourd’hui. Père de trois jeunes filles, je suis très fier d’avoir contribué à faire élire la 1ère première ministre de l’histoire.

Châtelaine

Après une première année éprouvante au gouvernement (sur laquelle je reviendrai) il était temps pour moi de retrouver un rythme de vie plus normal. J’ai quitté au moment où « Ma Dame » devenait une première ministre en plein contrôle de ses moyens. De l’intérieur, on le pressentait déjà dès le printemps. Mais c’est sa gestion sans faute des suites de la tragédie de Lac-Mégantic qui aura révélé avec éclat cette force tranquille qu’elle avait acquise dans le rôle de première ministre.

Comme je le déclarais à un journaliste au moment de l’annonce de mon départ, «Tout est bien enligné pour qu’on obtienne du succès à l’automne et qu’on gagne les prochaines élections» C’est donc le cœur léger, avec le sentiment du devoir accompli, que j’aborde un nouveau chapitre de ma vie, redevenue ben ordinaire. Un ordinaire que j’apprécie à sa juste valeur, après deux années frénétiques de crises, d’élections et de gouverne de l’État.

Si un gars peut sortir de la politique, on ne sortira pas si facilement la politique du gars! Je demeure, vous l’aurez compris, un passionné de la politique québécoise, mais aussi canadienne et internationale (ce qui pour un souverainiste devrait revenir au même) et je me propose donc de partager sur cette plateforme mes analyses, mes coups de gueule et mes opinions.

À ce stade, l’usage voudrait que je me pare d’une humilité de façade. Qui suis-je en effet pour croire que mes analyses et opinions pourraient intéresser autrui ? Et bien, je n’en ferai rien et c’est la faute de Nietzsche qui, écrivant ceci, m’a éloigné à tout jamais de la (fausse) modestie :

« Les gens humbles ont souvent de fort bonnes raisons de l’être »

2 réflexions sur “Sans (fausse) modestie

  1. Il me fera plaisir de vous lire si vous ne beurrer pas trop épais sur « ma dame »car moi sauf au sujet du Lac Mégantic ne m’ a aucunement impressionné. Au plaisir

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s