Un projet de développement économique électrifiant

L’économie québécoise plus forte, des Québécois plus riches et un Québec plus propre, c’est possible.

Je veux vous parler du projet d’électrification des transports, le plus ambitieux plan de développement économique du Québec depuis des décennies. J’y reviendrai plus en détail dans les prochaines semaines, mais pour l’instant, j’aimerais en brosser les grandes lignes.

Tout part de la question énergétique.

40 millions par jours qui sortent du Québec

Vous le savez, le Québec n’est pas un producteur de pétrole, ou du moins, pas encore. Il nous faut donc l’importer de l’étranger, ce qui nous coûte chaque année entre 14 et 18 milliards de dollars. C’est dire qu’à chaque jour, il y a autour de 40 millions de dollars qui sortent du Québec et créent des emplois à l’étranger.

À moyen terme, le prix du pétrole ne pourra qu’augmenter, encore et encore. C’est qu’il s’agit d’une ressource non renouvelable. Plus le temps passe, moins il y a de pétrole facile à extraire et donc bon marché. Et en même temps, la demande de pétrole ne cesse d’augmenter dans les pays émergents comme la Chine et l’Inde.

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(cliquez pour agrandir l’image)

Le pétrole coûte de plus en plus cher et il coûtera dans l’avenir de plus en plus cher au Québec. Sauf si…

Imaginons un instant si nous étions en mesure de remplacer ce pétrole importé par des sources d’énergie bien de chez nous, en particulier l’électricité. Ça voudrait dire que ces 40 millions de dollars par jour ne seraient plus dépensés ou investis à l’étranger, mais plutôt chez nous, au Québec, pour créer des emplois chez nous. L’effet économique serait absolument gigantesque.

Otages du pétrole

Pour le moment, nous avons besoin du pétrole, un besoin névralgique, essentiel. Notre économie est dépendante du pétrole, comme nous le sommes, nous aussi. En matière de transports, nous sommes les otages des pétrolières. On a beau maugréé contre l’augmentation du prix de l’essence, on n’a pas le choix. Même si on prend les transports en commun, la hausse des prix va nous rejoindre. Il n’y a aucune illusion à avoir, le prix de l’essence, comme celui du pétrole, va continuer d’augmenter. C’est inexorable.

Changements climatiques

La lutte contre les changements climatiques, c’est le défi environnement du siècle pour la planète. Le Québec est l’endroit qui émet le moins de gaz à effet de serre (GES) au Canada et sans doute en Amérique du nord. Cela ne justifie pas de nous soustraire à la lutte aux changements climatiques et chez nous, ça passe par les transports, le principal secteur d’émissions de GES. Pour atteindre les objectifs de réduction qu’on s’est donnés, nous devons progressivement nous libérer du pétrole dans les transports.

Nous libérer de notre dépendance au pétrole: d’une pierre trois coups

En nous libérant du pétrole, nous ferons d’une pierre trois coups. Libérer l’économie du pétrole, ça signifie des milliards de dollars qui, au lieu de sortir de notre économie, seront investis chez nous, pour créer des emplois chez nous. Pour les Québécois, se libérer du pétrole dans les transports, ça signifie ne plus être otages des pétrolières et de la hausse du prix de l’essence, qui ne s’arrêtera pas. Pour l’environnement, ça signifie un pas de géant, qui permettra au Québec de devenir un des champions mondiaux de la lutte aux changements climatiques.

Une économie québécoise plus forte.

Des Québécois plus riches.

Un Québec plus propre.

C’est l’électrification de nos transports. C’est l’avenir.

3 réflexions sur “Un projet de développement économique électrifiant

  1. Je suis heureux de lire une position qui affirme le souhait de briser notre dépendance au pétrole et non seulement au pétrole importé. Il y a une ambiguité déroutante dans le discours gouvernemental à ce sujet, et la différence est énorme entre ces deux discours. Dans la premier cas, on vise le remplacement du pétrole par des ressources énergétiques propres et renouvelables. Dans le deuxième cas, on propose de remplacer le pétrole importé à raison de 40M$ par jour, par du pétrole québécois. Cela amène le gouvernement à jongler avec l’idée d’une exploitation du pétrole dans le golfe au détriment d’une politique énergique propre, viable et claire.

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