Santé défaillante du Parti libéral : la rechute! (Ajout)

Devise libérale sous Philippe Couillard: « J’veux pas le savoir! »

DERNIÈRE HEURE: DESCENTE DE L’UPAC AU SIÈGE SOCIAL DU PARTI LIBÉRAL

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Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le financement des partis politiques, les libéraux ont beaucoup de misère à récolter des dons. C’est humiliant pour ce riche « parti de l’économie » d’être en compétition avec Québec solidaire. La pression est forte. C’est sans doute ce qui explique cette rechute. Je vous invite à lire cet article si vous n’êtes pas trop sensible à ce type de racolage. Cette affaire nous en rappelle une autre, cette fois où nous avions appris que les libéraux avaient décidé de financer à 100% les écoles juives quelques semaines après avoir amassé 750 000 dollars en un soir auprès de la communauté.

Revenons à la santé du Parti libéral. En date du 8 septembre, 17 217 dons ont été versés aux partis politiques québécois selon les nouvelles règles que le gouvernement a fait adopter. Si on creuse un peu plus loin, on se rend compte que certains partis ont une meilleure santé démocratique que d’autres, qui ont bien de la misère à s’adapter aux nouvelles règles du jeu.

Ainsi, le Parti Québécois a reçu 9 743 dons depuis le 1er janvier, soit davantage que tous les autres partis réunis. Dans le tableau suivant, on voit que Québec solidaire s’en tire fort bien, que le Parti libéral est loin derrière le PQ, tandis que la Coalition tire de la patte.

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Le Parti libéral et la Coalition, qui ont pourtant recueilli beaucoup plus de votes que QS lors des dernières élections, n’ont pas encore réussi à s’adapter à l’exigence d’un financement véritablement populaire, qui se fait à coups de 20, de 50 ou de 100 dollars.

On peut comprendre qu’un nouveau parti comme la Coalition n’ait pas encore construit une base militante et une organisation suffisantes pour obtenir de meilleurs résultats.

Mais du côté libéral, un parti qui existe depuis plus d’un siècle et doté d’une organisation puissante, on ne voit pas d’explication, disons… polie. On avait eu un indice probant de la mauvaise santé démocratique du PLQ lorsqu’en 2010, un militant libéral avait demandé que l’éventuelle création d’une commission d’enquête soit débattue en conseil général. Aucun militant ne l’avait appuyé, même s’il ne proposait pourtant que de débattre de la question.

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Du côté du financement du Parti libéral, on sait maintenant qu’il était pour une bonne part « sectoriel. »

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Pour un parti politique, la peur du débat et l’incapacité d’attirer des contributions de ses sympathisants sont les symptômes d’une santé démocratique défaillante.

Le bon docteur Couillard réussira-t-il à guérir le Parti libéral de son insuffisance démocratique ?

Pour l’instant, il semble clair que le mal est chronique.

Souhaitons-lui qu’il ne soit pas incurable…

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