Ave Maria

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Ainsi, Maria Mourani est passée en quelques semaines d’indépendantiste québécoise passionnée à fervente fédéraliste canadienne. Qu’elle change d’idée et même de conviction pour embrasser aujourd’hui ce qu’elle rejetait hier, passe encore. Elle a bien le droit.

On peut changer de conviction avec le temps, on peut renier ses amis d’hier, mais pourquoi cracher avec mépris sur tout un peuple comme elle l’a fait, en déclarant ceci:

« J’en suis arrivée à la conclusion que mon appartenance au Canada, avec notamment la Charte canadienne des droits et libertés, protège mieux l’identité québécoise de toutes les citoyennes et de tous les citoyens du Québec. »

Pour en arriver à justifier pareille ânerie, elle prend prétexte de la volonté du gouvernement de modifier la Charte québécoise sans l’unanimité des élus de l’Assemblée nationale. En se drapant dans la démocratie, elle dit préférer une Charte canadienne rejetée par la même Assemblée! Elle nous dit qu’un texte fondamental imposé au Québec contre la volonté de son Parlement « protège mieux l’identité québécoise« !

Si le ridicule tuait…

Il n’y a bien sûr rien de nouveau dans cette charade selon laquelle on serait des xénophobes en puissance, protégés de nos réflexes racistes par ce Canada exemplaire et sa Charte imposée par Pierre Trudeau, ce phare éclairé de la civilisation des droits.

Ça va loin. On a entendu Justin (un élu du Québec!) comparer le projet de charte québécoise à la ségrégation aux États-Unis des années 50, avec ses meurtres sordides, ses lynchages motivés par une violence raciale impensable au Québec.

Le fiston de Trudeau devrait savoir qu’au cours des 50 dernières années, la pire atteinte aux droits fondamentaux perpétrée dans ce Canada qui fait dorénavant rêver Maria, a été le fait de son papa, qui a ni plus ni moins suspendu les droits fondamentaux de tout notre peuple. Arrestations arbitraires, détentions arbitraires, violence d’État, prisonniers politiques.

L’héritage de Trudeau père fut l’acte le plus liberticide de l’histoire contemporaine du Canada et ça s’appelle la Loi sur les mesures de guerre, un acte aussi parfaitement légal que dégueulasse.

L’autre jour, Justin Trudeau est allé affirmer en roucoulant devant les dames libérales qu’il admirait la dictature chinoise. Mais il ne manque pas une occasion de dénoncer, avec son air le plus sérieux, le « Québec liberticide »

L’œuvre du père, la niaiserie du fils…

PET et Junior

Comme Maria, on peut changer d’opinion, d’idée, de conviction.

On peut parfois renier ses amours passés.

On peut même faire preuve de mépris.

Mais on ne peut pas changer d’opinion, renier ses amis et mépriser tout un peuple et en même temps, demander le respect.

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